Ce week-end, une petite fille m’a demandé de lui raconter Blanche-Neige : je me souviens vaguement que Blanche-Neige n’était pas vraiment mon héroïne préférée, mais peu importe, c’est toujours un plaisir de se replonger dans les contes de notre enfance.
Voilà ce qu’on peut y lire :
« Les présentations terminées, Blanche-Neige raconte ses malheurs à ses nouveaux compagnons… Les Sept Nains sont si bouleversés qu’ils décident de la garder auprès d’eux. « Je ferai la lessive, le ménage et la cuisine ! D’ailleurs, n’est-ce pas l’heure du diner ? » ajoute-t-elle en se dirigeant vers la cheminée ou chauffe un chaudron de soupe ».
Ou encore :
« Les gens qui vivent ici sont peu soigneux ! Si nous faisions un peu de ménage ? ».
Mais souvenez-vous, tout est bien qui finit bien : comme elle a bien fait la lessive, le ménage et la cuisine, elle gagne un prince charmant, qui l’emmène dans son château où elle pourra lui repasser ses braies et ses chemises.
Quel rôle ces représentations de la femme jouent-elles dans l’inconscient collectif ? Lesquelles, parmi nous, voient leurs actions actuelles influencées par ces histoires de notre enfance ? Combien de petites filles intègrent, malgré elles, le principe du « pas de détergent, pas de prince charmant ? » ?
Pingback: La Belle au Bois Dormant et la passivité | Jeunes Professionnelles