J’ai pleuré au boulot. Ok. Et après? Une fois passés les yeux pleins de larmes, le nez rougi et le paquet de mouchoirs tout vide : what next?
Comme pleurer n’est pas un mode couramment admis d’expression des émotions dans l’entreprise, vos interlocuteurs – collègues, chefs, clients – ne sauront pas forcément très bien comment réagir face à votre moment larmoyant, et encore moins le comprendre.
Elle pleure….
- parce qu’elle est stressée, la pauvre elle gère des projets tellement complexes !
- parce que j’ai été un peu brusque avec elle : je n’aurais jamais dire que son travail était super mal ficelé…
- parce que… ça ne me regarde pas, surement un souci personnel…
Et c’est bien normal que votre manager/ collègue/ client ne sache pas décrypter immédiatement ce message codé que vous envoyez si subtilement.
Le piège serait d’en rester là : des suppositions, des doutes… L’exemple de Céline Brucker, DG L’Oréal Paris France le montre bien : elle explique, elle met des mots.
Il est souvent nécessaire d’en reparler de manière non émotionnelle : les faits, comment vous fonctionnez… (sans en faire trois tonnes, ni psychologiser). Sur ce point, Valérie Rocoplan, dans Oser être la Chef, propose des conseils utiles sur la manière de gérer ses émotions en général (1) en appliquant les principes de la communication non violente :
exprimer les faits, votre ressenti, votre besoin (exprimé en positif) et votre demande. C’est une manière efficace de traiter l’émotion.
Mais attention, comme dit Jezebel :
An explanation may be a good idea after you’ve been crying, especially in a not-so-ideal context, but everyone I talked to agreed you should keep it short. But don’t apologize for your tears, or use phrases like “I feel like…” or tell people you’re sleep deprived or stressed out. Make it about business and you’ll come off as more professional.
Y ‘a plus qu’à ! Bon courage !
(1) Oser être la Chef, p 50, avec une référence à l’ouvrage Les mots sont des fenêtres (La Découverte) de Marshall Rosenberg, qui a introduit le concept de communication non violente. (2) L’article donne aussi quelques bonnes excuses à invoquer pour justifier un départ prématuré de réunion pour cause de crise de larme éminente : problème de batterie d’ordinateur, appel urgent… un peu dans l’idée que passer pour mal organisée ou peu soigneuse est parfois mieux que d’exploser en sanglots !