L’expression est jolie, la réalité l’est moins. “Pale, male and stale” résume en trois mots la composition des conseils d’administration des grandes entreprises. En français, cela donne: “Pale, mâle et rassis” (forcément le “rassis” ne rime pas, c’est dommage).
Le constat n’est pas nouveau: les conseils d’administration sont en très large majorité masculins. Ce qui est frappant, c’est que pour de nombreuses entreprises la question n’est même pas encore celle de la masse critique de femmes dans leurs conseils d’administration, mais celle de la présence de femmes tout court. Selon une étude récente:
- Forty percent of the world’s largest 4,000 companies have not appointed one female member to their boards. (Of that, only one board has a board with a female majority.)
- One-third of European companies do not have women on their boards.
J’ai beau connaitre les chiffres, ils m’épatent toujours! Je n’ai jamais été une fan des quotas, mais quelle autre solution pour faire avancer les choses?
Avec la loi promulguée en janvier 2011, la situation devrait donc évoluer – en France du moins:
- D’ici 3 ans (janvier 2014), les instances concernées [les conseils d’administration et les conseils de surveillance (pas les comités exécutifs) des entreprises cotées en bourse et des entreprises publiques] devront au moins compter 20% de femmes.
- Les conseils d’administration ne comprenant aucune femme au moment de la promulgation de la loi devront en nommer une dans les six mois suivants.
- D’ici six ans (janvier 2017), le taux de féminisation des instances dirigeantes devra atteindre 40%.
Sinon, il y a un poste qui se libèrerait bientot à la tête du FMI – peut-être une opportunité pour y nommer une femme? (ca pourrait inspirer nos grandes entreprises…)
